Cette charmante petite maison individuelle se démarque par sa volumétrie tout en verticalité. Cette forme s’explique par le fait que la parcelle que la maison occupe est très étroite (environ 7m de large pour 70m de longueur). De l’extérieur, l’ensemble est harmonieux bien qu’atypique. Néanmoins, l’aménagement intérieur n’est pas simple. De plus La propriétaire n’est plus seule habitante mais elle partage désormais sa maison avec son conjoint. L’enjeu principal est donc de leur permettre de s’épanouir à deux.



La parcelle, très étroite et fortement allongée, est structurée par un garage indépendant qui en coupe la longueur. Cette implantation crée deux espaces extérieurs aux ambiances opposées : une cour à l’avant, minérale et tournée vers la rue, et un jardin à l’arrière, plus ouvert, calme et végétal. À l’avant, l’espace est contenu, maîtrisé, presque démonstratif. À l’arrière, la vue se dégage, l’atmosphère devient plus intime et sereine. Le projet ne cherche pas à uniformiser ces deux univers, mais à préserver leur richesse tout en créant un lien entre eux. Aujourd’hui, la maison ne profite que d’une seule ambiance ; l’enjeu est de permettre aux espaces intérieurs comme extérieurs de dialoguer avec ces deux mondes.
Depuis la rue, la maison se présente comme un volume simple et étroit, marqué par un pignon aveugle qui participe au caractère architectural de la rue. En pénétrant dans la parcelle, la lecture change : des volumes successifs s’imbriquent, révélant une architecture plus complexe et à échelle humaine.
L’extension proposée par le projet fait évoluer la volumétrie existante tout en préservant l’équilibre entre la préservation du pignon sur rue, la requalification de la cour avant et la simplification des volumes arrière, aujourd’hui contraignants tant sur le plan technique que spatial.




Le projet vise à offrir un cadre de vie adapté à l’évolution du quotidien du jeune couple qui habite les lieux. Les espaces actuels sont trop exigus, peu fonctionnels et organisés en enfilade, ce qui nuit à la fluidité et au confort. Les besoins identifiés concernent l’augmentation des surfaces de vie, la possibilité de recevoir, la création d’espaces permettant à chacun de s’épanouir individuellement, ainsi qu’une amélioration des circulations. Le manque de lumière naturelle et de rangements accentue aujourd’hui un sentiment d’étouffement que le projet corrige en proposant des espaces plus ouverts, plus lumineux et mieux organisés.
Au-delà des choix spatiaux et esthétiques, le projet interroge les performances techniques du logement. L’amélioration du confort thermique, de la diffusion de la chaleur, de la qualité de l’air intérieur et la résolution de dysfonctionnements existants, notamment liés aux réseaux, constituent des axes majeurs pour garantir un bien-être durable.